05/11/2008

Is the world a better place ?

Je me souviens encore m'être réveillé le 12 Septembre 2001 dans un monde différent, plus sombre, plus injuste, plus froid et plus effrayant. Et de fait, ces 7 dernières années m'ont semblé n'être qu'un enchainement de fausses pistes et d'erreurs politiques majeures sur fond de peur  manipulé et d'égoisme assasin.

 

Alors pour une fois, pour une journée seulement, je veux m'être réveillé dans un monde meilleur, celui auquel j'aspirai avant mes 20 ans, celui où les USA n'étaient pas synonyme d'imcompréhension et de rejet, mais au contraire de rêves et de possibilités. Aujourd'hui seulement, parce que l'age des naivetés est abolie, mais aujourd'hui quand même.

 

Aujourd'hui, le monde est un endroit meilleur ^_^

 

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21/04/2007

Demain, c'est dimanche...

Demain, c’est jour d’élection, et même les plus désabusés d’entre nous sont contraint d’admettre que cette présidentielle est la plus importante depuis au moins… 1981.

 

Personnellement, si je sais depuis longtemps pour qui je vais voter, je sais surtout pour qui je ne vais pas voter.  Si vous êtes encore indécis, « Le Monde » a fait un comparateur de programme pour vous aider a faire votre choix en fonctions de vos convictions.

 

Pour ma part, je ne vous dirai pas pour qui je vais voter, et encore moins pour qui vous devez aller voter ! Mais je veux bien vous donner ma liste personnelle d’épouvantail qui n’a aucune chance d’obtenir mon bulletin de vote. Donc, par ordre de parade, nous avons :

 

1-     Les « gardiens » de l’identité national et de la grandeur de la France --> de Jean Marie Le Pen a Nicolas Sarkozy, en passant par De Villier : Ces gens la ne saurait même pas faire la différence entre un français et un suisse ! Spécialiste du « clientélisme » et du « diviser pour régner », ils ne défendent en fait qu’une seule chose, eux même. Voter pour eux ? Même pas en rêve !

 

2-    Les exotiques --> Nihous et Schivardi : Tout les 5 ans, l’exotique se réveille et se découvre un combat – la chasse, la ruralité, le tricot – et une passion : devenir président. En vrai, ils ne sont la que pour faire du bruit et que l’on parle d’eux. Aller, elle était bonne la blague. On se revoit dans 5 ans, hein…

 

3-    Les excité de la lutte finale --> de Laguiller a Besancenot : En vrai, je les aime bien. Je suis heureux de savoir qu’ils existent, je partage parfois les mêmes combats, je pourrais même les avoir comme maire ou député. Mais pas a la présidentielle, faut pas déconner, hein^_^

 

N’aller pas croire que je suis fan des autres. Je pourrais sans doute être caustique avec oui oui ou la pimprenelle du poitou, mais juste moins qu’avec les autres ^_^

 

Quoi qu’il en soit, n’oublier pas de voter, et rendez vous chez guy demain soir ;-)

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07/09/2006

La retraite a 50 ans, elle est pas belle la vie ?

Tony Blair… Personne d’autre que lui n’incarne mieux la renaissance sociale et économique Britannique. Sans vouloir faire son apologie –l’homme ne fait pas l’unanimité-, son départ est la charnière d’une page historique qui se tourne pour l’Angleterre.

 

 

Et oh que l’histoire est ironique ! La façon dont son propre parti le pousse dehors n’est bien sur pas sans rappeler la fin du règne de Margaret Thatcher, presque 20 ans plus tôt. Si les anglais aiment tellement les hommes d’états forts et surs d’eux malgré leurs défauts, elle sait leur faire payer cet amour si souvent torturé au prix fort.

 

Donc, à 53 ans, Tony va bientôt partir. Certains hommes politiques feraient mieux de prendre note de ce coté ci du Channel…

21:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

06/09/2006

A partir de quand gagne-t-on trop ?

Il y a quelques temps, je m’interrogeais sur la juste valeur des choses. C’est vraiment un débat d’actualité, puisque tout le monde semble soucieux de se concept :

 

[...], si l'on trouve "naturel" que Zidane gagne beaucoup, pourquoi devrait-on être choqué que les PDG, dont les décisions commandent le destin de plusieurs centaines de milliers de personnes, gagnent autant ? En d'autres termes, sur quelle échelle morale faut-il inscrire, si besoin était, le jugement porté sur leurs rémunérations ?

 

Au Moyen Age, les penseurs scolastiques, interpellés par la renaissance du commerce et de la monnaie, se sont posé la même question : qu'est-ce qu'un prix "juste" ? Saint Thomas notait que "le prix des choses qui se vendent ne s'estime pas d'après la hiérarchie des natures, puisqu'il arrive parfois qu'un cheval se vende plus cher qu'un esclave". Duns Scot, autre grand penseur scolastique, estimait qu'un prix était juste à deux conditions : "La première est que l'échange soit utile à la communauté et la seconde que la personne reçoive dans l'échange une récompense fonction de sa diligence, de sa peine et du risque encouru" (cité par André Lapidus dans Nouvelle Histoire de la pensée économique, Economica).

 

Dans une étude brillante, qui circule beaucoup à Wall Street, Xavier Gabaix et Augustin Landier ont proposé une quantification de cette rareté ("Why Has CEO Pay Increased So Much ?", MIT, janvier 2006). Par des méthodes statistiques ingénieuses, ils mesurent la part qui revient au talent propre, rare, des PDG des grandes entreprises américaines dans la valeur des firmes qu'ils dirigent. Ils montrent que celle-ci est réelle, mais très faible. Selon les auteurs, si le PDG de la 250e entreprise (par sa capitalisation) devait remplacer celui de la première, il en résulterait pour celle-ci une perte de valeur de 0,014 % !

 

[ Le Monde ]

 

Vas-t-on trouver un système juste un jour ?

13:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9)

15/08/2006

Silence assourdissant…

Suis-je le seul à me demander ce que sont devenus les soldats Israéliens kidnappé au début du conflit ? Ils n’ont pas été libérés que je sache, et plus personne ne semble s’intéresser a eux.

 

C’est pourtant bien en leur nom que cette guerre a été initiée, n’est ce pas ?

 

Apres le réconfort moral que la détermination d’Israël a du être pour les familles concernées, ça doit être un moment horrible. Une guerre inutile pour des gens que tout le monde semble avoir oublié.

 

Non, tout le monde a perdu dans cette guerre… A qui a-t-elle profité exactement ?

 

La politique intérieure Israélienne est en proie au chaos tandis que le Hezbolah promet de reconstruire les bâtisses détruites gratuitement. La politique unilatérale du retrait des territoires est remise en question, tandis que nous n’avons jamais été aussi loin d’un désarmement du Hezbollah…

 

Suis-je le seul a y voir les prémisses des prochaines guerres ?  

 

15:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2)

12/08/2006

Leap Of Faith

Les scientifiques et les ingénieurs adorent rêver le futur, en particulier dans le domaine des technologies et des sciences. Peut être est ce une déformation professionnelle, une certaine façon de voir le monde comme une série de problème a résoudre, accompagné de la conviction profonde que la science peut tout résoudre.

 

Cet acte de foi scientifique s’arrête là où l’éthique commence : est ce que tout les problèmes doivent être résolus ? Et à quel prix ?

 

Quoi qu’il en soit, deux grandes vagues technologiques portent les espoirs de la communauté scientifique : les nanotechnologies et l’ordinateur quantique.

 

Et quand ce dernier sert de sujet à Fortune pour la vision du futur, voila ce que ça donne :

 

« She awakes early on the morning of April 10, 2030, in the capable hands of her suburban Chicago apartment. All night, microscopic sensors in her bedside tables have monitored her breathing, heart rate, and brain activity.

 

The tiny blood sample she gave her bathroom sink last night has been analyzed for free radicals and precancerous cells; the appropriate preventative drugs will be delivered to her hotel in Atlanta this evening. It's an expensive service, but as a gene therapist, Sharon Oja knows it's worth it.

 

She steps into the shower. The tiles inside detect her presence and start displaying the day's top headlines. The manned mission to Mars is going to launch ahead of schedule. U.S. military drones have destroyed another terrorist training camp using smart dust. A top Manhattan banker has been found guilty of fraud and sentenced to 10 years of low tech.

 

[…]

 

Inside the hatband is Sharon's communication center and intelligent assistant, which has scanned and sorted the 500,000 e-mails she received overnight. By the time she reaches the car, it has beamed the 10 most urgent ones and her travel schedule to her visual cortex. The text scrolls down in the bottom of her field of vision.

 

The Hydrogen Honda knows it is going to be an unseasonably warm day - indeed, thanks to quantum computer simulations it has known today's temperature for five years - and rolls the top down for her. Sharon drives to the freeway, steers into the Smart Lane, then relinquishes the wheel. The hatband screens a birthday video from her parents and a super-encrypted memo from her boss.

 

At the airport there is no ticket check-in or security line. Sharon simply walks through the revolving door, which scans her for dangerous items, picks up her identity, confirms her reservation, and delivers her gate number, all in the space of a second. She doesn't even bother to check whether the plane is on time - since flight patterns are as computable as the weather, O'Hare hasn't had a late departure in five years.  »

 

[ Fortune ]

 

 

Science Fiction ? Oui, bien sur. Le monde dans 20 ans n’aura probablement rien à voir avec cette vision surprotectrice du monde. Mais une chose est certaine.

 

Ce type de technologie est en marche. Et beaucoup de choses vont peut être changer.

 

On appelle ça des technologies de rupture (disruptive technology) : des technologies a même de remettre en questions les fondements de la société. Notre rapport au monde, aux autres, voir à notre place dans l’univers, ces repères peuvent être bouleversés du jour au lendemain par ce type de progrès.

 

Ce qu’il y a de drôle avec ce type de technologie, c’est que leur potentiel de rupture est complètement imprévisible. Et c’est là le principal frein à leurs adoptions. Nous sommes tous conservateurs : nous sommes construit pour reconnaître des schémas, reproduire un environnement et une culture connue.

 

La technologie ne peut pas être conservatrice. Elle n’a pas d’histoire implicite, elle n’a ni morale ni culture. Comment exploiterons nous les ordinateurs quantique, nul ne peut le savoir. Et c’est bien la seule chose de sure…

10:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2)

29/07/2006

Remettre les choses en places...

Voici une lettre de Noam Chomsky explicitant son point de vue sur le récent conflit Israélien Libanais:

 

The latest chapter of the conflict between Israel and Palestine began when Israeli forces abducted two civilians, a doctor and his brother, from Gaza. An incident scarcely reported anywhere, except in the Turkish press. The following day the Palestinians took an Israeli soldier prisoner - and proposed a negotiated exchange against prisoners taken by the Israelis - there are approximately 10,000 in Israeli jails.


That this "kidnapping" was considered an outrage, whereas the illegal military occupation of the West Bank and the systematic appropriation of its natural resources - most particularly that of water - by the Israeli Defence (!) Forces is considered a regrettable but realistic fact of life, is typical of the double standards repeatedly employed by the West in face of what has befallen the Palestinians, on the land alloted to them by international agreements, during the last seventy years.


Today outrage follows outrage; makeshift missiles cross sophisticated ones. The latter usually find their target situated where the disinherited and crowded poor live, waiting for what was once called Justice. Both categories of missile rip bodies apart horribly - who but field commanders can forget this for a moment?


Each provocation and counter-provocation is contested and preached over. But the subsequent arguments, accusations and vows, all serve as a distraction in order to divert world attention from a long-term military, economic and geographic practice whose political aim is nothing less than the liquidation of the Palestinian nation.


This has to be said loud and clear for the practice, only half declared and often covert, is advancing fast these days, and, in our opinion, it must be unceasingly and eternally recognised for what it is and resisted.

 

En voici une traduction, par le monde:

 

Le dernier épisode du conflit entre Israël et la Palestine s'est ouvert avec l'enlèvement à Gaza de deux civils, un médecin et son frère, par les forces israéliennes. Un incident mentionné nulle part, sauf dans la presse turque. Le lendemain, les Palestiniens capturèrent un soldat israélien, puis proposèrent d'en négocier l'échange contre un certain nombre de prisonniers palestiniens - ils sont environ 10 000 dans les prisons israéliennes.

 

Que l'"enlèvement" d'un soldat israélien soit considéré comme un scandale alors que l'occupation militaire illégale de la Cisjordanie et l'appropriation systématique de ses ressources naturelles - en particulier de son eau - par les forces de défense (!) israéliennes sont acceptées comme un fait certes regrettable mais objectif : voilà qui est typique de la politique du deux poids, deux mesures que l'Occident pratique de façon systématique devant ce qu'endurent, depuis soixante-dix ans, les Palestiniens sur des terres qui leur ont été allouées par des accords internationaux.

 

Aujourd'hui, les scandales se répondent ; des missiles artisanaux croisent en plein vol des engins autrement sophistiqués. Ces derniers vont généralement atteindre leur objectif dans des zones où les plus déshérités s'entassent en attendant ce qu'on appelait autrefois la Justice. Les deux sortes de missiles déchiquettent les corps de façon tout aussi horrible - qui, hormis les chefs militaires, pourrait l'oublier un seul instant ?

 

Chaque provocation et contre-provocation est montée en épingle et donne lieu à des leçons de morale. Mais les débats qui en résultent, les accusations et les serments ne servent qu'à détourner l'attention du monde d'une pratique militaire, économique et géographique à long terme dont l'objectif politique n'est rien moins que la liquidation de la nation palestinienne.

 

Cela doit être dit à haute et intelligible voix car ladite pratique, seulement exprimée à demi-mot et souvent exécutée secrètement, progresse rapidement ces jours-ci, et c'est un devoir, à notre avis, que de lui résister et de la dénoncer sans cesse et toujours pour ce qu'elle est.

 

 

[ Le Monde

Cette lettre a été signé par


Cinq paragraphes, pas un de plus. Tout est dit.

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28/07/2006

Chaque jour un peu plus…

Chaque jour, la guerre qui ne disait pas son nom devient de plus en plus évidente.

Hier, on enterrait la voie diplomatique en Italie. Aujourd’hui, l’ONU retire ses quelques observateurs au Liban Sud. Demain, c’est Tsahal qui occupera le territoire.

Et, jour après jour, Libanais comme Israéliens, ce sont les civils qui paient le lourd tribu de cette logique insensé qui ne sert qu’a remplir les caisses des industries de l’armement….

Surprise par l'attaque menée par le Hezbollah le 12 juillet et l'ampleur des fortifications et des bunkers souterrains de la milice chiite, l'armée israélienne a demandé, il y a quelques jours, aux Etats-Unis, d'accélérer d'urgence les livraisons de bombes.

 

Il s'agit de munitions guidées par satellite ou par laser, et notamment d'engins baptisés GBU-28 fabriqués par Lockheed Martin, pesant près de 2,3 tonnes, et décrits comme des"bunker buster" (briseurs de bunkers). La vente de ces munitions fait partie de plusieurs contrats signés en avril 2005 avec l'administration américaine.

 

L'un d'entre eux autorise, pour 319 millions de dollars, l'armée israélienne à acquérir 5 000 missiles dit "Joint direct attack munitions" à guidage GPS. Elle a aussi obtenu, pour 30 millions de dollars, une centaine de GBU-28.



Ces "briseurs de bunkers" guidés par laser étaient présentés dans un communiqué comme "une arme spécialement développée pour pénétrer les centres de commandement protégés et profondément enterrés". Cette bombe, larguée par des chasseurs-bombardiers F-15, est capable de détruire un objectif enterré sous six mètres de béton ou sous plus de 30 mètres de rochers.

 

DÉMENTI DU PENTAGONE

 

L'autorisation donnée par la Maison Blanche de vendre de tels engins avait alors été interprétée comme la fourniture à Israël d'une arme capable de détruire les installations nucléaires iraniennes. La livraison, au cours des derniers jours, d'un certain nombre de ses bombes a provoqué des tensions entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni à la veille de la visite, vendredi 28 juillet, de Tony Blair à Washington. Margaret Beckett, ministre britannique des affaires étrangères, a déclaré, mercredi, "regretter l'escale présumée à l'aéroport de Prestwick, en Ecosse, de deux avions-cargos américains acheminant des bombes vers Israël". Elle avait ajouté qu'elle adresserait à Washington "une protestation officielle" si les faits se confirmaient.

 

Selon la presse britannique, deux Airbus A310 chargés de GBU-28 ont atterri, le week-end du 22 et 23 juillet, à Prestwick pour ravitailler. Ils n'auraient pas précisé la nature de leur cargaison. Le porte-parole du Pentagone, Joe Carpenter, a démenti ces informations et affirmé que les procédures ont été "totalement respectées".

 

Selon la BBC, les Etats-Unis ont demandé et obtenu l'autorisation de faire atterrir deux autres avions avec un chargement identique, à Prestwick, dans les quinze prochains jours.


 
 

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26/07/2006

La France d'en haut visite la France d'en bas...

Sans commentaire... Argh....

 

«QUAND IL arrive, vous dites bonjour Dominique !» Devant la mairie d'Évreux, où, sous un soleil de plomb, il attend Dominique de Villepin, Jean-Louis Debré joue les «gentils organisateurs» et donne ses consignes à une douzaine d'enfants.

 

Mission accomplie.

 

Dès que le premier ministre arrive, les enfants lui font la fête, avant de pénétrer, avec lui, dans les salons de l'hôtel de ville.

 

Le chef du gouvernement veut y voir la marque d'une «République pour tous les enfants». Il faut «que chacun d'eux grandisse en se disant, voilà quel est mon rêve et la République va m'aider à l'accomplir».

 

[ Le Figaro

 

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25/07/2006

Dis, tu veux être mon ami ?

Si, comme la grande majorité du monde, vous ne comprenez rien à la diplomatie du Moyen Orient, Slate a eu la bonne idée de faire une carte de « qui est copain avec qui ». En voilà une bonne idée !

 

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24/07/2006

L'allemagne donne l'exemple...

Le gouvernement allemand envisage de régulariser les sans-papiers vivant de longue date sur son sol, indique Wolfgang Schäuble, le ministre chrétien-démocrate (CDU) de l'intérieur, dans un entretien à la Süddeutsche Zeitung du samedi 22 juillet : "Le plus important et le plus difficile, c'est de trouver une solution raisonnable pour ce qu'on appelle les cas anciens", les étrangers vivant depuis longtemps en Allemagne mais qui n'ont pas de statut juridique sûr et dont le nombre est estimé entre 150 000 et 250 000 personnes. "Chacun voit bien qu'on ne peut pas renvoyer je ne sais où des enfants nés ici, scolarisés ici, et qui souvent ont même décroché ici de bons diplômes", explique M. Schäuble. Le ministre de l'intérieur, plus connu pour ses discours sécuritaires, appelle à "préserver ce sujet des querelles politiciennes" et à "en finir avec ces débats où on a d'un côté les amis des étrangers et de l'autre leurs ennemis".

 

[ Le Monde

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21/07/2006

Méritocratie républicaine

Un nouveau préfet dit « issu de l’immigration » a été nommé. Mr Nacer Meddah, conseiller à la cours des comptes, va bientôt accéder à l’une des fonctions publiques les plus prestigieuses.

 

Et c’est tant mieux !

 

Evidemment, nul n’est dupe du jeu des symboles et de la manipulation médiatique. Seulement, il faut bien reconnaître a la droite le courage de briser les tabous là où la gauche a – pardonnez moi l’expression – merdé de long en large.

 

Mais au-delà du message, c’est avant tout la victoire d’une certaine conception de la société : la méritocratie.

 

Je ne connais pas ce Mr Meddah, alors ce que je vais dire est construit sur une certaine perception partielle des choses, mais il me semble que comme avec Mr Dermouche auparavant, c’est une nomination méritée d’un homme qui a travaillé pour construire sa situation.

 

Quand je lis ceci :

Car la religion musulmane n'a rien à voir dans la nomination de M. Meddah, produit de la méritocratie à la française. Ses parents ont quitté l'Algérie dans les années 1950 pour le nord de la France, où le père est devenu ouvrier. A sa mort, la mère a élevé seule ses trois enfants qui sont aujourd'hui préfet, proviseure de lycée et ingénieure en informatique, grâce à leurs études.

 

[ Le Monde ] 

 

 

Je ne peux m’empêcher de me réjouir de cet événement qui va dans le bon sens. La méritocratie me parle car elle a au moins le mérite d’être juste (enfin, en théorie).

 

Maintenant, ca n’enlève rien à la dangerosité de Sarko ou à la nocivité de Chirac. Et si ça se trouve, Mr Meddah fera un mauvais préfet de droite.

 

Mais il serait grand temps que la gauche prenne des notes

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